GBAGBO, UN HOMME APAISE, DETENDU, TOUJOURS DEBOUT. Les récentes images.

Posted on septembre 27, 2011

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Un homme en forme, apaisé, détendu, dont les capacités ne sont d’aucune manière altérées. C’est l’impression qui ressort des premières images vidéos du président Laurent Gbagbo, filmées par une caméra de la chaîne de télévision Canal +. Des images «volées» puisque ses geôliers ne voulaient absolument pas qu’elles soient prises. «Monsieur, arrêtez la caméra, sinon…», les entend-on menacer.

Le reportage de Canal +, comme la grande majorité des productions médiatiques françaises sur la Côte d’Ivoire, impose, à coups de sous-entendus permanents, l’image du «mauvais Gbagbo» et du «bon Ouattara». Mais il permet à ses avocats de s’exprimer. Jacques Vergès démonte ainsi l’angle d’attaque du régime Ouattara, qui affirme sans trop de scrupules être «incapable» de juger Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire.

«L’avocat de Ouattara, dans sa requête à la Cour pénale internationale, dit que la justice ne peut pas juger en Côte d’Ivoire. Si vous dites d’un Etat que sa justice ne peut pas juger, c’est qu’il n’y a plus d’Etat. Est-ce que vous imaginez qu’en 1945 De Gaulle ait dit : il faut que l’ONU s’occupe de Pétain. Et qu’il n’a pas confiance en sa justice. C’est une faillite complète», assène-t-il. Répondant à une question du journaliste de Canal +, il pose très clairement la nature de l’affrontement. «C’est Sarkozy son ennemi. Qui a tiré au canon sur la Présidence ? C’est notre fou national !»

Quant à Roland Dumas, il donne ses impressions sur l’état général de son client : «Je l’ai trouvé plutôt bien, physiquement et moralement. Physiquement, il était en pleine forme. La seule chose dont il se plaint, c’est qu’il ne fait pas assez d’exercice». Il évoque également les futures batailles judiciaires. «Il nous a donné quelques indications sur l’historique, la façon dont les choses se sont passées à la Présidence, sur l’armée française, ce qui n’est pas à l’honneur de l’armée française», dit-il. Sans doute évoque-t-il les frappes très ciblées des hélicoptères de la force Licorne dans les pièces où Gbagbo était censé se trouver, lors de l’assaut sur sa Résidence. Des frappes dont la nature pourrait indiquer très clairement une intention criminelle.

Source: Le Nouveau courrier

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