Crise au #Mali : Un parasite appelé #France #FDG #Algerie #otages

Posted on janvier 17, 2013

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Anopheles_gambiae_mosquito_feeding_1354.p_lores_0La riche actualité malienne met en exergue l’intervention armée de la France dans ledit Pays au nom des idéaux tant galvaudés que sont la lutte contre le terrorisme et la promotion de la démocratie. Pourquoi la France qui répugne son titre de « gendarme africain » est toujours aux avant-postes des théâtres d’opération africains ? Autopsie d’une puissance parasite en voie de déclin…

Lorsqu’en 1870, les forces armées prussiennes et allemandes confédérées brisent les forces impériales de Napoléon III à Metz leur ouvrant de ce fait la voie vers Paris, c’est tout un changement d’axe qui intervient au sein des relations européennes. L’Allemagne cornaquée par la Prusse apparaît comme la plus grande puissance de l’Europe continentale, et la France de façon subséquente est confinée à des proportions plus modestes. La violence atavique de cette nation européenne contrariée qu’est la France se déportera alors sur d’autres régions et en particulier sur l’Afrique. Tour à tour les colonels Archinard et Gallieni, puis le général Dodds, le gouverneur Angoulvant vaincus par l’Allemagne impériale soumettront avec une violence inégalée les résistances africaines. Cependant, l’entreprise coloniale n’est pas qu’un simple exutoire violent pratiqué par une puissance frustrée, elle est surtout un formidable moyen pour la France post-impériale de pouvoir s’accaparer d’autorité les ressources du Continent noir afin d’approvisionner son industrie naissante.

En 1885, réunis à Berlin sous l’autorité de Bismarck, les puissances européennes décident de se partager le Continent africain. La ligne de conduite peut être trivialement résumée ainsi « Nous autres Blancs ne devrons pas nous entretuer pour nous partager les terres des Nègres ». Galvanisés par la tiédeur de l’Allemagne, la France retrouve ses réflexes de puissance esclavagiste et vise pénétrer l’Afrique en se basant sur ses comptoirs datant de sa gloriole datant de la Traite noire. Les officiers humiliés lors du conflit de 1870 se déchaînent et la France se taille par l’épée un vaste « empire » colonial.

A partir de 1895, Paris cesse de « financer » ses colonies et prône un auto-financement de ces dernières, la prédation coloniale s’accroît et la France impose à ses colonies des cultures de rente sous la trique des travaux forcés et du régime exorbitant et arbitraire de l’indigénat. En 1914, confrontée encore une fois à la puissance allemande, la France fait appel pour la première fois à la Force Noire, ces tirailleurs recrutés à la hâte le plus souvent de force, les régiments de tirailleurs gagneront une brillante réputation aux Champs des Dames et à Verdun. L’entrée tardive des Américains lors du 1er conflit mondial en 1917 induit une nouvelle donne. La Grande-Bretagne passe progressivement la main à son ancienne colonie.

A la signature du Traité de Versailles est prônée l’idée léninienne du « Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes », cette idée est exploitée par les Américains à la fin du 2nd Conflit mondial. En effet, les Américains avaient compris l’idée selon laquelle les Européens n’avaient plus la stature d’entretenir des empires coloniaux en Afrique, ils devaient donc passer la main. C’est donc sur l’insistance des Américains que les Européens, la France en premier sont obligés d’accorder une indépendance aux Pays africains, le but : permettre un égal accès aux puissances impérialistes aux ressources africaines. La France se servira de ses relais locaux pour biaiser l’indépendance octroyée. En lieu et place d’une réelle indépendance, la France va par le biais de ses régiments garder une présence définitive sur les territoires africains. Les Accords de 1961 signés entre la France et ses satrapes africains lui permettront, les termes sont dans la Convention d’avoir un accès « prioritaire » aux « ressources stratégiques » africaines. Artisan de cette stratégie, le général de Gaulle (qui n’avait à son actif aucun fait de guerre notable lors de la Seconde Guerre Mondiale et dont les seuls exploits étaient à mettre au compte des régiments nègres du général Leclerc) gagne au change, il a satisfait à la demande américaine de décolonisation tout en conservant la haute mise sur les dirigeants africains et les ressources du continent.

A la différence de la Grande-Bretagne, de l’Espagne et du Portugal (certes vaincue par les mouvements de Libération nationale), la France reste très présente en Afrique. Elle exploite le pétrole au Congo puis au Gabon ; tente de fissurer le Nigeria pour s’approprier les ressources pétrolifères du Biafra (1967-1970), le cacao et le café en Côte d’Ivoire et au Cameroun, l’Uranium au Gabon puis au Niger. A cet effet, le cas du dernier cité est symptomatique, lorsque l’uranium commence à y être exploité, ce Pays caracole en tête les pays les plus pauvres d’Afrique. Presque 40 ans plus tard alors que seule la société française Areva exploite l’uranium du Niger devenu 2ème producteur et 2ème réserve mondiale d’Uranium, le Niger est toujours aussi pauvre alors que les groupes AREVA et EDF font d’énormes bénéfices sur les ressources nigériennes et que les populations françaises bénéficient de tarifs très avantageux en matière d’électricité par rapport à leurs voisins européens.

La France à la différence de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne n’a donc pas fait sa mue, elle n’a toujours pas changé son statut de puissance coloniale car ses forces sont déployées en Afrique non pas pour sécuriser ses ressortissants mais plutôt les ressources qu’elle exploite frauduleusement avec la complicité des dirigeants africains. Elle est donc obligée pour ses intérêts vitaux et stratégiques de maintenir une présence marquée et totale en Afrique. A cet effet, elle alterne les déclarations et les attitudes les plus contradictoires et les plus ambigües, se refusant à intervenir en Côte d’Ivoire en 2002, avant d’appuyer le dictateur sanguinaire Deby Itno en 2006 au Tchad. Elle finance donc des rébellions, déstabilise des gouvernements démocratiques ; assassine des leaders progressistes pour pouvoir disposer à sa guise des ressources africaines. Le déploiement des blindés français au Mali n’est pas fortuit, c’est que chassée par le leader progressive Modibo Kéïta en 1961 du Mali, les forces françaises font sous le sceau du Serval leur grand retour dans l’ex-Soudan. Pour rappel, le Serval est un petit mammifère connu pour marquer par le biais de jets d’urine récurrents son territoire, les Maliens sont donc prévenus…

ACC- Côte d’Ivoire

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