Arrestation d’un dangereux milicien pro-Ouattara: La France et Ouattara à la recherche d’un bouc émisssaire. #AFP #FreeGbagbo #Civ2010

Posted on mai 18, 2013

4


Amade Ouéremi, ses miliciens et un instructeur occidental

Amade Ouéremi, ses miliciens et un instructeur occidental

Combien de temps, oui pendant combien de temps allaient ils encore réussir à cacher aux yeux du monde les horreurs causés par leurs actes de barbarie en Côte d’Ivoire? Pendant combien de temps auraient ils encore réussi à falsifier la vérité de la guerre en Côte d’Ivoire, faisant passer les victimes pour les bourreaux. Le mensonge a de longues jambes mais quoi qu’il prenne de l’avance, la vérité le rattrape. Sans doute fort de ce conseil que la France et sa marionnette Ouattara viennent d’abattre l’une de leurs cartes dans ce jeu morbide qui consiste à massacrer des milliers de personnes et faire porter la responsabilité à d’autres.

Amadé Ouérémi l’un des plus sanguinaires assassins de l’Ouest ivoirien aurait donc été arrêté par des soldats Pro-Ouattara. Mais qui est Amadé Ouérémi? Amadé Ouérémi est un burkinabé qui arrive en Côte d’Ivoire en 1986. En 1990, Alassane Ouattara alors premier ministre institue la carte de séjour pour les étrangers. De millions d’étrangers comme Amadé Ouèrémi qui vivaient de petits métiers se sentent trahis par le gouvernement d’un pays qu’il avaient fini par considérer le leur. Nait dans le cœur de ces ivoiriens adoptifs, un sentiment de haine, que le même Ouattara entretiendra   et utilisera quelques années plus tard en se présentant comme le défenseur de ces étrangers qu’il avait pourtant marginaliser avec l’institution de la fameuse carte de séjour.

Amadé Ouérmi et plusieurs étrangers comme lui, très souvent illettrés et vivants de petits métiers passeront donc toutes ces années dans l »attente d’une occasion de revanche contre les ivoiriens accusés à tort ou à raison  d’avoir brisé une alliance non écrite qui existait entre les ivoiriens et les étrangers. Alassane Ouattara leur offrira cette occasion, lorsqu’il lance sa rébellion en septembre 2002. Cette rébellion  présentée par ses sponsors comme étant celle de tous les sahéliens, laissés pour compte par excellence de la société ivoirienne recueille une grande adhésion au sein de la population étrangère d’origine sahélienne. Les burkinabé, maliens et autres guinéens sont armés par Ouattara et ses soutiens étrangers, et massacreront sans pitié les ivoiriens chaque fois qu’ils en auront l’occasion.

Après sa défaite aux élections présidentielles de 2010, Alassane Ouattara décide de sortir de l’ombre et de prendre officiellement le commandement de sa rébellion. C’est ainsi que le 19 mars 2011, alors que la France et l’ONU soutenus par les rebelles sont en pleine offensive contre l’armée ivoirienne, Alassane Ouattara par  Ordonnance crée les FRCI sa nouvelle armée. Cette nouvelle armée comprend les rebelles des forces nouvelles dirigés par Guillaume Soro, les miliciens comme Amadé Ouérmi, et des ex-soldats de l’armée ivoirienne pour la plupart officiers supérieurs  corrompus par la France avant et durant la crise post-électorale.

Cette “nouvelle” armée n’attendra pas longtemps pour  faire parler d’elle. Alors que la France et l’ONU grâce à leur supériorité aérienne pilonnent les positions de l’armée ivoirienne, les FRCI se livrent à une véritable épuration ethnique contre les populations civiles, pour la plupart d’ethnie guéré et considérés par leurs assassins, des supporters du président Gbagbo. Cette épuration ethnique connaitra son apogée les 28,29 et 30 mars 2011  à Duékoué à l’ouest de la Côte d’Ivoire où plus de 2000 civils  seront exterminés. Les exécutants de ce que l’on a appelé le génocide de Duekoué sont Losséni Fofana, Eddy Médi, Amadé Ouérémi.

Les deux premiers après la prise du pouvoir d’Alassane Ouattara le 11 avril 2011 intégreront la nouvelle armée de Ouattara avec les grades de commandant et capitaine, alors qu’Amadé Ouéremi préférera prendre possession de la foret classé du Mont Peko.

Aujourd’hui, à quelques jours de la reprise du procès contre le président Gbagbo, Alassane Ouattara décide donc de sacrifier l’un de ses chefs militaires. Mais ce sacrifice ne change absolument rien en ce qui concerne le sort des populations civiles. Amadé Ouérémi était à la tête de milliers de miliciens, et ces miliciens sont toujours présents et actifs dans les forets de l’Ouest. L’un des complices d’Amadé Ouérémi  , Losséni Fofana qui l’aurait mis aux arrêts ainsi que le capitaine Eddy Médi sont tous les deux opératifs. Les commanditaires des massacres contre les populations civiles à savoir la France qui livra les armes à la rébellion ivoirienne et Ouattara qui endossa la responsabilité des actes commis par son armée détiennent les rênes du pouvoir en Côte d’Ivoire.

Amadé Ouérémi un vulcanisateur de pneu devenu puissant chef rebelle ne pourrait à lui seul porter la responsabilité des massacres contre les populations civiles en Côte d’Ivoire. Il n’est que l’un des derniers maillons d’une chaine qui doit absolument être démantelée si un jour l’on souhaite rendre justice à toutes les victimes de la rébellion ivoirienne. N’oublions pas en effet que d’autres chefs de guerre, cités dans  différents rapports des nations unies et des organisations des droits de l’Homme comme étant auteurs et commanditaires de crimes contre l’humanité, sont encore en circulation et occupent des postes de responsabilité soit dans l’armée pro-ouattara qu’au sein de l’administration ivoirienne.

ACC – Côte d’Ivoire

 

Publicités