La #CPI un instrument raciste au service l’impérialisme occidental #FreeGbagbo #Melenchon @AFP #Civ2010

Posted on juin 4, 2013

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justice

Il y’ a Moins d’une semaine , le premier ministre éthiopien également président en exercice de l’union africaine accusait la cour pénale internationale de racisme, et prenait résolument la défense des président et vice président du Kenya, élus par leurs concitoyens alors qu’ils faisaient l’objet de poursuites de la part de la cour pénale internationale.

Le cas du président Gbagbo lors de ce sommet ne fut  pas publiquement évoqué, surement afin d’éviter un incident diplomatique, car  le principal adversaire du président Gbagbo et actuel président de la CEDEAO, se trouvait parmi les invités de marque. Néanmoins il était clair à tous que  les chefs d’État Africains n’ont pas encore digéré la façon donc le président Gbagbo fut renversé et envoyé à la Haye. l’accusation de racisme regardait donc aussi (et peut être surtout)  la procédure judiciaire en cours contre le président Gbagbo.

Parlons donc de cette procédure contre le président Gbagbo. Par un communiqué rendu publique le lundi 03 mai 2013, la cour pénale internationale informait l’opinion publique internationale de sa décision de ne pas rendre immédiatement le verdict concernant  l’audience de confirmation des charges contre le président Gbagbo.  la cour ajournait cette audience, et donnait un temps supplémentaire à l’accusation, afin de lui permettre de réunir plus de preuves contre le Président Gbagbo, car en l’état actuel des choses, les preuves présentées  par le bureau du procureur durant l’audience de confirmation des charges, ne permettaient pas de renvoyer en procès le président Gbagbo. Lire la décision de la cour en Anglais ici

Pour simplifier, la CPI  reconnait que le président Gbagbo est détenu depuis plus de deux ans alors qu’il n’existe pas de preuves suffisantes qui prouveraient  sa culpabilité.  Au lieu de relaxer le prévenu, que fait donc cette cour? Elle demande simplement au procureur de continuer à chercher des preuves, et  en attendant,  le président Gbagbo, un homme de 68 ans, à la santé fragile reste en prison. Et la présomption d’innocence dans tout ça? Serions nous tentés de demander. Dans quelle démocratie occidentale pourrait-on accepter ce genre de justice? Un présumé innocent qui  reste plus de deux ans en prison, et à qui l’on demande d’attendre encore quelques  semaines voire quelques mois, afin que l’accusation réunisse suffisamment de preuves contre lui.

Il faut dire que deux juges sur trois ont reconnu l’inconsistance des preuves. Et alors  une autre question nous effleure l’esprit:  » Et si deux juges sur trois avaient décidé de confirmer les charges contre le président Gbagbo, que se serait il passé? »  Les juges auraient ils permis à la défense d’aller chercher plus de preuves fin d’innocenter leur client avant de le renvoyer en jugement, ou ces mêmes juges  auraient  directement renvoyé  le président Gbagbo en jugement? Sans être devins, nous sommes surs que c’est la seconde solution qui auarit été adoptée dans ce cas.

Ce qui se passe à la CPI est un peu ce qui se passerait lors d’un match de football, ou l’arbitre décide d’utiliser des règles différentes en fonction de l’équipe. Si l’équipe A marque un but, l’arbitre lui accorde deux buts, si l’équipe B marque un but, l’arbitre ne valide qu’un seul but. Alors comment ne pas voir dans cette décision de la CPI du racisme. Imagine t-on un ex dirigeant européen être traité de la sorte et ceci dans le silence général?  Une décision de « justice » aussi ridicule qui passe sans que personne ne s’en offusque,  et ce simplement parce que le prévenu est un dirigeant africain qui a osé défié ceux là qui se sont arrogés le droit de dicter leur loi au reste du monde. La CPI n’est pas simplement raciste, elle est aussi au service de l’impérialisme occidental…

Il est clair que ceux qui le 11 avril 2011 (la France ses alliés) ont à coups de bombes renversé le président Gbagbo afin d’installer au pouvoir leur marionnette Ouattara, veulent tenir le plus longtemps possible le président Gbagbo loin du terrain politique ivoirien. Il faut que Ouattara ait le temps de leur offrir la Côte d’Ivoire, être d’Ivoire, ils pourront faire sortir le président Gbagbo, ils organiseront même des élections, élections durant lesquelles les millions de burkinabé qui sont ces jours  entrain d’être naturalisés ivoiriens pourront permettre à leur concitoyen Ouattara d’être élu haut la main.

ACC- Côte d’Ivoire

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