Opération d’ affichage à Abidjan: Interview du Ministre Charles Rodel Dosso

Posted on juin 24, 2013

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Le Ministre Charles Rodel Dosso

Le Ministre Charles Rodel Dosso

Interview du ministre Charles Rodel Dosso, qui parle de l’opération de distribution de tracts et d’affichage en cours à Abidjan, et dans le reste de la Côte d’Ivoire.

« Aussi, Dieu donnera-t-il un signe fort, un signal pour marquer le début de la matérialisation de ta libération. Mais pour la concrétiser, l’achever, il faudra ta contribution. Une contribution essentielle à l’issue finale de cette lutte. Une contribution qui doit être tirée de ton engagement et ta détermination à aller au-devant de l’ennemi. »

  • G.Y : Bonjour M. le Ministre

Bonjour frère.

  • G.Y : Comment allez-vous ?

Comme vous pouvez l’imager. Ployant sous le poids de la misère qui nous est imposée par cette méchanceté humaine qui n’est plus à décrire. Cependant, sans rompre. Je suis toujours du monde des vivants contrairement à bon nombre de nos camarades de lutte qui sont passés de vie à trépas sur le chemin Ô combien de fois pénible de la conquête de notre liberté.  La nation reconnaissante saura se souvenir de ces martyrs qui ont combattu pour la restauration de la dignité ivoirienne ! Heureusement pour nous, nous continuons la marche. Dès lors, l’espoir court toujours en nous. C’est l’essentiel. Surtout que la victoire finale du bien, de la justice sur le mal et le mensonge qui ont pris le contrôle de notre nation depuis le 11 avril 2011 est inévitable et prochaine. Vous comprenez donc que tout va très bien. Aussi, voudrais-je bénir l’Éternel qui n’éprouve jamais ses enfants au delà de leurs forces. Je tiens bon et avec l’aide de Dieu, j’irai jusqu’au bout.

  • G.Y : Vous avez lancé un appel au peuple ivoirien qui court les rues d’Abidjan et fait le chou gras des internautes. A quel besoin répond cet appel ?

Relativement au contenu, cet appel n’a rien de nouveau par rapport aux précédents messages que nous avons régulièrement lancés à l’endroit des ivoiriens. Par cet appel comme par les précédents, nous voulons participer modestement à notre manière à l’éveil nécessaire de la conscience des ivoiriens sur le mal Ouatttara qui nous ronge jusqu’au dedans de notre moelle. Un mal qui met en péril notre devenir, le devenir de nos enfants et menace notre nation, la seule que nous avons, de disparition. Une menace réelle qui va au-delà des clivages politiques temporaires. Nous invitons par cet appel les ivoiriens de tout bord politique, de toutes régions, à faire front contre l’étranger qui efface de manière ostentatoire notre nation sous nos yeux. L’Étranger dont M. Ouattara représente les intérêts en Côte d’Ivoire. Au risque de mourir tous ensemble. Pis, sans une réaction vigoureuse pour endiguer le mal, nous serons collectivement responsables de la mort de notre identité, de notre nation, sur l’autel de nos intérêts mesquins. Aussi, par notre cupidité, le nombrilisme de notre génération, aurions-nous mis dans une prison certaine plusieurs générations futures d’ivoiriens.

Toutefois, vous vous rendez aisément compte dans la déclaration que nous passons sous silence la question du rattrapage ethnique qui est l’un des concepts de gouvernance de M. Ouattara. Un autre de ses nombreux concepts ségrégationnistes qui a fait tant de mal à la Côte d’Ivoire. Concepts par lesquels Ouattara a eu le mérite de créer une inimitié entre le nord et le sud, entre musulman et chrétiens pour conquérir le pouvoir dans le sang des ivoiriens. Aujourd’hui, pour sauvegarder ce pouvoir, il se présente en plein exercice du pouvoir d’État comme défenseur des intérêts du nord contre le reste du peuple. Or, la réalité est toute autre. La pratique du pouvoir a fini par convaincre que M. Ouattara n’a aucun lien affectif avec le nord de la Côte d’Ivoire. Il entretient juste une bande de courtisans issus du nord pour l’aider à asseoir sa politique d’embrigadement de notre nation au profit des intérêts étrangers. Par son concept de rattrapage, il expose dangereusement les nordistes aux représailles du reste de la population au jour de la vérité. Un jour qui n’est plus loin. Je voudrais saisir l’occasion que vous m’offrez pour demander aux uns et autres de ne point apporter de l’eau au moulin de M. Ouattara. Le moulin de la division de notre unité nationale. Ne faisons pas la promotion du concept rétrograde de rattrapage au bénéfice d’une entité du pays. La région du nord et ses enfants sont plutôt apprivoisés au-delà du visible pour servir les intérêts étrangers. C’est ensemble que nous pourrons les libérer et libérer notre nation des griffes de l’Étranger.

Dans l’approche communicationnelle, au-delà des supports habituels de publication, nous nous sommes résolus à afficher et à distribuer l’appel dans les différentes villes du pays. Vous pouvez donc comprendre que c’est une sensibilisation et une mobilisation de proximité. Nous avons décidé d’oser pour l’amour de la mère patrie en péril. C’est un corps à corps pour nous permettre d’atteindre le maximum de personnes. Une campagne active vis-à-vis de la population avec une participation active de celle-ci.

  • En quoi consiste la participation de la population à la campagne ?

La participation est toute simple mais précieuse. D’abord, il faut vaincre la peur par laquelle l’on nous maintient dans la servitude. Ou tout au moins, la dominer. Après quoi, il s’agira pour chacun de faire ou faire faire au moins dix photocopies de l’appel et les afficher dans différents coins de rues du pays. Où qu’on se trouve, on peut y participer oit directement, ou par personne interposée. Après quoi, que chacun se procure un sifflet et reste simplement à l’écoute. Nous voulons compter sur la participation effective de tous.

  • G.Y : Vous parliez d’une disparition de la Côte d’Ivoire du fait de la gouvernance de Ouattara, Pis, vous affirmiez que notre pays est assujetti au Burkina Faso. De quoi s’agit-il ?

Nul n’ignore aujourd’hui que pour des raisons électoralistes, Ouattara a décidé comme il fallait s’y attendre, de modifier la carte démographique de la Côte d’Ivoire. Se créer un électorat assujetti afin de pérenniser la mainmise de l’occident et de ses bras séculiers africains sur notre nation. Il a naturalisé dans un désordre indescriptible des centaines de milliers de burkinabé. Insatisfait, il s’est résolu à se donner d’autres cadres légaux lui permettant de naturaliser des millions de burkinabé qu’il fait convoyer à longueur de journée de leur Burkina natal à nos villes et campagnes . Au terme d’un tel processus, la Côte d’Ivoire cessera d’exister. Au mieux des cas , notre pays sera un pays CEDEAO. Au pire , un prolongement du Burkina Faso comme Ouattara l’ annonça en 1992.

Par ailleurs, nous affirmons et confirmons que notre nation est vassalisée par le Burkina Faso. Et cela crève les yeux. Les gardes rapprochés de l’homme du 11 Avril, dit président de la Côte d’Ivoire, sont tous des militaires burkinabé. Une région entière du pays, celle de l’ouest, travaille désormais au profit du Burkina Faso qui est devenu pays exportateur de café-Cacao. Je ne veux pas parler des permis d’exploitation des gisements miniers qui sont attribués de façon préférentielle aux burkinabé, et les désirs du Palais de Ouagadougou qui sont des ordres à celui d’Abidjan. De plus, les remaniements du gouvernement ivoirien doivent requérir l’avis du maître du pays des hommes intègres. Bref , notre assujettissement au Burkina Faso est consommé.

  • G.Y : Vous affirmez également que Dieu a libéré notre nation, Il attend en donner un signe et matérialiser la libération avec notre concours. Peut-on mieux comprendre ?

Frère Gbané, Dieu nous a fait la grâce de nous prévenir de beaucoup de choses sur la crise ivoirienne par le biais de ses prophètes. Dieu n’a jamais été aussi bavard dans une crise qu’il l’ a été dans le conflit ivoirien. Mais malheureusement, aux choses de l’Esprit, nous opposons notre intelligence, notre sagesse. Incrédules, nous gardons nos regards fixés sur les circonstances tandis que le maître des circonstances et du temps, Jésus Christ, marche à nos cotés. Pourtant, notre Seigneur est puissant, capable selon son bon vouloir d’inverser les situations les plus désespérées. Aussi, Sa présence seule devrait suffi r à nous rassurer quant à l’issue heureuse de cette lutte.

Alors que l’Éternel, créateur de toutes choses a pris le contrôle de notre situation le 11 avril 2011 pour conduire au triomphe de la vérité, nous, pauvres ivoiriens, continuons de garder le regard sur les événements de cette date comme une chute. Tandis que le Dieu de justice s’est totalement disposé à nous rendre justice dans le conflit postélectoral qui court toujours, pour confondre toutes les puissances dissimulées derrière Ouattara, nous, les bénéficiaires de Sa grâce, raccourcissons sa main et faisons durer notre souffrance par notre intelligence et notre sagesse soumises aux circonstances. Dans cette épreuve à la gloire de l’Eternel, nous avons choisi d’adopter une posture de vaincus, de morts. Aussi avons-nous accepté de demeurer engloutis dans la défaite, dans la mort sans fournir aucune résistance, ou au plus nous avons consenti des efforts limités afin de négocier un tombeau confortable sous les pieds du meurtrier.

Et pourtant, Jésus Christ mort à la croix, descendu au séjour des morts, a triomphé de la mort. Ressuscité, Christ vit éternellement dans la victoire et dans la gloire du Père. C’est ce Christ puissant et glorieux qui a pris la tête de ton combat. Alors, mort, défaite, où est donc ton aiguillon ? Nous sommes dans la victoire mais notre incrédulité paralyse en nous toute initiative pour notre résurrection.

Afin de prévenir cette incrédulité, le Père Céleste avait été obligé de nous donner beaucoup de signes pour nous convaincre de sa présence. Malheureusement, nous nous évertuons à démonter scientifiquement avec notre intelligence les différents signes divins pour nous laisser dominer par des circonstances passagères.

En dépit de la justesse, politique, démocratique, juridique, spirituelle, avérée de la requête de recomptage des voix du Président Laurent Gbagbo, guidés par notre intelligence de politiques, nous nous sommes lancés dans une quête inlassable du compromis avec les cyniques victorieux du 11 Avril 2011. Pourtant, Dieu nous avait prévenu en 2 CO 2-14 : «  Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? » . Heureusement que Dieu fait toujours sa volonté et nous y soumet obligatoirement. Aussi, sommes-nous heurtés à un mépris indescriptible de Ouattara. Une arrogance suscitée et entretenue par Dieu afin que nous oubliions notre intelligence, notre savoir-faire politique pour nous humilier à sa face. L’ arrogance est si forte qu’elle n’épargne même ses alliés. Au terme de nos efforts d’hommes, le constat est clair. Ouattara n’a rien cédé. Même pas le strict minimum. Tout le monde en convient aujourd’hui. Ceci à la gloire de l’Éternel des armées afin que sa parole s’accomplisse. La chicotte de Dieu sur Sa nation n’a autre objectif que celui de la briser. Et ce, par les soins de l’Éternel lui-même pour que même l’athée confesse sa puissance au terme de notre souffrance. Nous y sommes ! Croyons sans avoir vu !

Aussi, Dieu donnera-t-il un signe fort, un signal pour marquer le début de la matérialisation de ta libération. Mais pour la concrétiser, l’achever, il faudra ta contribution. Une contribution essentielle à l’issue finale de cette lutte. Une contribution qui doit être tirée de ton engagement et ta détermination à aller au-devant de l’ennemi. Pour se faire, il faut commencer à accepter que la liberté au plan spirituel est acquise. Le spirituel précédant le physique, commençons à marcher, à parler en hommes libres dans notre nation. Commençons à voir les forces de l’ennemi et nos faiblesses comme étant à la gloire de Dieu. Elles sont ainsi afin qu’une fois l’ennemi vaincu, nous ne nous vantions de rien mais reconnaissions uniquement la bienfaisance d’un Dieu glorieux, fort et puissant. C’est en cela, que notre victoire est juste une grâce.

C’est fort de l’assurance de la grâce divine déposée sur sa vie que David regarda le grand Goliath comme un incirconcis avant de le vaincre alors que tous les hommes de guerre d’Israël voyaient en lui un puissant guerrier qui les terrorisait. Soyons chacun un David pour notre nation.

Au demeurant, cette prise de conscience doit être avant tout individuelle ainsi que la mobilisation à venir. La spontanéité étant de mise. La vigilance doit être également notre atout premier. Il faut avoir à l’idée qu’aucun arrangement avec la France n’est possible. Aussi, devons-nous éviter d’être pris au piège de ses pions. Nous sommes plain-pied sur le contentieux électoral et nulle part ailleurs. Même si, la mort emportait l’un des protagonistes majeurs du conflit électoral, toi continue ta quête de vérité électorale : le recomptage des voix. Il te faudra, pour guérir définitivement les frustrations et conquérir une paix durable et l’unité nationale, lever toute équivoque sur les résultats des élections de 2010. Mieux, c’est en cela que tu éviteras les pièges de loups vetius en agneaux d’une part et surtout que ton Dieu se glorifiera d’autre part. Car, il n’agit que dans la vérité et pour la vérité.

Par ailleurs, à cette étape, il faudra faire valoir son intime conviction car en réalité, ils sont nombreux ces leaders de qui on peut attendre un mot d’ordre alors qu’ils sont malheureusement partenaires ou sous la domination spirituelle de Ouattara et de son pouvoir. Aussi, ceux-ci ne pourront-ils faire mieux que ce qu’ils ont déjà fait en dépit de leur engagement politique irréprochable. Seule, notre spontanéité enfantera notre liberté.

  • Pour ceux qui n’ont pas reçu copie de l’appel, comment peuvent-ils s’en procurer ?

Simplement laisser un petit mot à traoryoussouf567@yahoo.fr  et vous recevrez une copie dans les minutes qui suivent. Pour tous ceux qui voudront contribuer de quelque manière que ce soit, ou proposer des idées, ce contact est également disponible.

  • Avez-vous un appel à lancer à la population ?

Je veux juste dire à la population ivoirienne que notre sauveur ne viendra de nulle part ailleurs. Notre salut est en nous, plus que jamais tributaire de notre engagement et de notre détermination. Dieu dans sa parfaite miséricorde nous fait grâce de notre liberté. Il a fait sa part, le plus gros du travail. Il nous reste à jouer notre partition. La longanimité du peuple ivoire a assez duré. Le temps de vérité a sonné. Au signal divin, lève-toi et avance avec courage au-devant de l’ennemi. Vil que tu penses être à tes yeux, ton Dieu fera de toi au terme de cette ultime lutte, un vase d’honneur. Objet d’opprobre, Il te transformera en source de bénédictions pour ta nation et ta patrie. La victoire est certaine et désormais à portée de mains. Pas de doute. Il faut y croire.

Que Dieu affermisse nos pas pour que paraisse enfin la victoire promise, le triomphe de ses élus. Ce, pour Sa gloire. Union, foi, courage, notre leitmotiv.

Que Dieu nous bénisse !!!

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