Mai 2011, massacres ethniques à Sago en Côte d’Ivoire, Noms des victimes et photos

Posted on juillet 23, 2013

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Tous nos remerciement à cette personne qui a mis à notre disposition toutes ces informations, mais qui pour des raisons de sécurité, doit rester anonyme.. Faisons bon usage de ces informations

11 avril 2011. Après plusieurs jours de bombardements des avions français et onusiens sur sa résidence,  le président Laurent Gbagbo, élu quelques mois plus tôt décide de mettre fin à la guerre imposée à la Côte d’Ivoire par la France et l’ONU et se rend aux forces spéciales françaises qui le remettront immédiatement entre les mains  des rebelles dirigés par Alassane dramane Ouattara, et qui depuis le 18 septembre 2002 avaient imposé une guerre extrêmement meurtrière aux ivoiriens.

Mais la guerre n’est pas totalement finie. A yopougon, bastion du président Gbagbo, des soldats fidèles aux institutions ivoiriennes continuent de résister farouchement aux multiples assauts menés contre leurs positions par l’artillerie  et les hélicoptères de la LICORNE et de l’opération des nations unies en Côte d’Ivoire. Cette prolongation de la bataille d’Abidjan se poursuivra jusqu’à début mai 2011, lorsque voulant éviter un bain de sang parmi la population civile, principale victime des bombardements, les derniers soldats restés fidèles aux institutions ivoiriennes décideront de se retirer.

Craignant des représailles, les défenseurs de Yopougon prennent la direction de la frontière ouest de la Côte d’Ivoire vers le Liberia, car pensent ils, l’exil vaut mieux que le sort que leur réserverait les rebelles à la solde de Ouattara qui, depuis quelques semaines commettaient  des massacres de masse.  Les militaires ivoiriens en retraite décident de passer par la Sous-préfecture de Sago, département de Sassandra, dans la Région du Bas-Sassandra. Des témoins interrogés par le journal ivoirien NOTRE VOIE affirment avoir vu le 6 mai 2011, à l’entrée du village de Godjiboué (côté mosquée ) , une forte colonne de combattants venus d’Abidjan en passant par Okromoudou ( Département de Fresco ) négocier avec les rebelles d’Alassane Ouattara afin que ceux-ci les laissassent continuer jusqu’à la frontière. Peine perdue, les rebelles de Ouattara, soutenus par les chasseurs traditionnels dozo et les allochtones du village, refusent de laisser passer ceux qu’ils appellent des libériens. Face à ce refus, les combattants venus d’Abidjan décident de se frayer un chemin par la force des armes, et en quelques minutes, l’entrée du village de Godjiboué est jonchée de cadavres de FRCI (armée pro-Ouattara). Les « libériens » peuvent donc continuer leur retraite vers la frontière.

Après le départ des combattants venus d’Abidjan, les hommes d’Alassane Dramane Ouattara venus en renfort envahissent la sous-préfecture de Sago. Ils accusent les populations civiles d’ethnie Godié  des villages de la sous-préfecture de Sago d’avoir contribué à l’arrivée des « libériens » dans la région. Mais aussi de cacher des armes en vue de venger le président Laurent Gbagbo. C’est la débandade générale dans les différents villages. Qui peut fuit dans la foret, les moins heureux sont rattrapés,  fusillés et/ou égorgés et parfois brulés vifs. Les soldats d’Alassane Dramane Ouattara, avec l’aide des populations civiles étrangères massacrent tous ceux  d’ethnie Godié qu’ils croisent sur leur chemin.

Les massacres ne s’arrêtent pas au seul village de Godjiboué, mais se poursuivent dans les villages environnants, avec comme cibles privilégiées, les autochtones d’ethnie Godié. Pendant plusieurs jours, ces massacres continueront. Des journalistes occidentaux alertés par des cyber-activistes viendront constater les massacres, mais minimiseront la portée de ceux ci… Les partisans du président Gbagbo, concentrés sur les massacres plus importants qui avaient eu lieu à Duékoué quelques mois auparavant et n’ayant pas la possibilité de vérifier sur place les informations alarmantes provenant de la sous-préfecture de Sago, tenteront tant bien que mal de dénoncer ces massacres avec le peu de moyens à leur disposition.

C’est la première fois qu’une liste de 154 civils, massacrés par les soldats de Ouattara du 06 au 10 mai 2011  dans les villages de  Adebem, Godjiboué, Trikpoko, Gnegrouboue et Gobroko est rendue publique.  Ces jours là, moururent des hommes, des femmes et des enfants. Des maisons furent incendiées avec leurs propriétaires, des cadavres jetés dans des puits lorsqu’ils n’étaient pas tout simplement abandonnés à la merci des chiens,des porcs et autres charognards qui ces jours là dévoreront de la chair humaine. Ni le gouvernement Ouattara, ni la cour pénale internationale n’ont jusqu’à ce jour, ouvert des enquêtes afin de déterminer qui furent les responsables de ces atrocités. Et les victimes attendent encore que justice leur soit rendue.

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ADEBEM

Dans leur fuite vers Sassandra, les combattants venus d’Abidjan ne sont pas passés par Adébem pour la simple raison que par rapport à leur itinéraire, Adébem est situé du côté de Lakota, précisément à 45 km de Lakota et à 90 km de Sassandra. Aucun combattant en fuite vers Sassandra n’a donc traversé Adébem. Aucun combattant n’a donc pu recevoir d’arme lourde et de munitions à Adébem selon les témoignages concordants.

Le 6 mai 2011, des dizaines de soldats des FORCES RÉPUBLICAINES DE CÔTE D’IVOIRE (fidèles à Alassane Dramane Ouattara ) et des DOZOS, envahissent Adébem et occupent toutes les voies qui y mènent.

Les populations Godié, sont sauvagement réprimées surtout par les dozo installés depuis longtemps dans le village, appuyés par les Frci. « Ici, Pierre Dapleu a été la première victime abattue par les Forces de Ouattara vers 10 heures. Ensuite, ils ont tué Gbalé Babo Daniel et Beugré Zazou Théodore qu’ils ont enterré derrière la maison de Lazare Gbale Dapleu, cadre au Ministère de la Défense. Il faut ajouter que 14 jeunes ressortissants qui ont fuit Godjiboué et se sont réfugiés chez nous à Adebèm ont été ligotés avant d’être tous abattus sous l’antenne MTN. Vers 16 heures, les frères Digbeu Gnaba Jean Baptiste et Digbeu Affi Alexis eux-aussi ont été tués sauvagement », témoignent plusieurs jeunes rescapés, la gorge nouée par l’émotion et l’angoisse. « Ils nous ont dit de rentrer dans nos maisons pour ne pas être agressés par les libériens qui arrivent. C’est quand nous sommes tous entrés qu’ils ont allumé nos maisons, »

ÉTATS DES LIEUX

PERSONNES TUÉES

63

MAISONS DÉTRUITES

65

PUITS DÉTRUITS

07

POMPES HYDRAULIQUES DÉTRUITES

02

MARCHES DÉTRUITS

01

1-KPAOULI OKOU DALE (fusillé et égorgé)

2-TETI LAKPA JEAN (fusillé)

3-TETI BLAWA (fusillé)

4-DAGO GERARD (fusillé)

5-MENEDA KOUKOUGNON (fusillé)

6-DAKOURY DOUKOURY JACOB (fusillé)

7-MENEDA ALLOPO (fusillé)

8-DAGO ZAKUE NESTOR (fusillé)

9-DAGO FRANCK EZECHIEL (fusillé)

10-DAGO AWALO PROSPER (fusillé)

11-BOLE ZOUkOU LOUIS (fusillé)

12-BOLE DALLI FRANCK (fusillé)

13-TABEU LAKPA IGNACE(fusillé)

14-KADJI OWALO VINCENT

15-KOUASSI ZIE MARIE (une veille femme assassinée)

16-BAYORO DAKOURY HERMAN (fusillé)

17-BAYORO DAGO ROBERT(un vieux fusillé)

18-ZELI ZILIHORE JOSEPH (un vieillard fusillé et égorgé)

19-ZOH AUGUSTIN (fusillé)

20-ZOH AKOH MARCELLIN fusillé)

21-DAGO BEUGRE BARTHELEMY (fusillé et égorgé)

22-DIGBEU AFFI ALEXIS (un vieillard fusillé et égorgé)

23-DIGBEU GNABA JEAN-BAPTISTE (un vieillard fusillé et égorgé)

24-DALLY TETY ABEL (un vieillard malade brûlé vif dans sa maison)

25-AKO GBALE PASCAL (fusillé)

26-DAGO BEGRO ISAAC (fusillé)

27-GBALE BABO DANIEL (fusillé)

28-GBALE TAFFIA PATRICE (fusillé)

29-DOBRE DAPLEU PIERRE (fusillé)

30-LAKPA ZAHI BERNARD (fusillé)

31-BEUGRE ZAZOU THEODORE (fusillé)

32-DAGO LAGAN ROSE (une jeune fille enceinte brûlée vive dans sa maison)

33-DAGO BABO GEREMIE (fusillé)

34-KPASSOU BENAHI GERMAINE (une femme brûlée vive dans sa maison)

35-DAGO ZELI SERGE (fusillé)

36-ABOUSSOU MICHEL (fusillé)

37-GBALE ZAHI SETH (fusillé)

38-KOUDOU DJAGUER (fusillé)

39-DADJA AZIZ (fusillé)

40-LAKPA BEUGRE PATRICE (fusillé)

41-DAGO N’GUESSAN JEANNE (fusillée)

42-KADJI GAEL (enlevé et tué)

43-KADJI PATRICE (enlevé et tué)

44-KADJI DIDIER (enlevé et tué)

45-DAKOURY DAGO DAVID (enlevé et tué)

46-GNAYORO DAGO FABRICE (enlevé et tué)

47-KATA CHARLES (enlevé et tué)

48-GOZE AGOLI (enlevé et tué)

49-DAGO BEUGRE MICHEL (enlevé et tué)

50-GBALE JEAN-PAUL (enlevé et tué)

51-BEUGRE TETI MARTIAL (enlevé et tué)

52-GNAKOURI DAGO MARCELLIN (enlevé et tué)

53-BAYORO GNANGBO DIDIER (enlevé et tué)

54-ZAHI DAPLEU MAXIME (enlevé et tué)

55-KOUKOUA BABI ELI (enlevé et tué)

56-DAGBELI DAHON BERNADETTE

57-DAKOURI LAGAN JACQUELINE

58-KOBLI ZELIO JEANNE

58- KPAKLEHONNON EPOUSE BAYORO (morte des suites de ses blessures)

59- AKABLA BEUGRE ELIE (enlevé et tué)

60- AKABLA SERI MICHEL (enlevé et tué)

61- AKO ZELLY CLAUDE (enlevé et tué)

62- ZAGRE ZAHI (enlevé et tué)

63- GNAKOURY BOSSET (enlevé et tué))

 

GODJIBOUE

Tout y a été incendié ou détruit. Dans le village, il ne reste qu’une vingtaine de vieillards retranchés à l’école primaire. A cause de leur âge très avancé, ils n’ont pu fuir comme les autres, plus valides, lorsque les hommes armés d’Alassane Ouattara ont violemment attaqué les populations autochtones Godié au début du mois de mai 2011. Selon les témoignages, soixante-six  personnes toutes de l’ethnie autochtone Godié, ont été massacrées. Le chef du village n’a pas été épargné.
L’autorité traditionnelle, le doyen Okou Zabi Justin a été égorgé le samedi 7 mai 2011 à l’entrée du village par les hommes d’Alassane Ouattara. Sur le site de l’ex-habitation de feu Gbiga Zéa dit Grafo. Rattrapé par les combattants d’Alassane Ouattara au niveau du barrage dit « Sans manquer », alors qu’il s’en fuyait. Ligoté, le chef Okou Zabi Justin a été froidement tué en même temps que Bossé Amieko Léonard et   Akre Koukougnon Félix puis enterrés dans une fosse commune.

Toujours samedi 7 mai au matin, quelques jeunes gens revenus exceptionnellement dans le village pour enterrer dame Beugré Christine, atteinte mortellement par une balle perdue sont eux-aussi tués à bout portant sur le lieu de l’enterrement par les Frci appelés en renfort de Sago, Niambézaria, Moussadougou. Et qui saisissent l’occasion, avec l’appui des allogènes et allochtones Malinké vivant dans le village pour brûler toutes les maisons des autochtones Godié. « Le lundi 9 mai 2011, Lébé Frédéric, son frère Lébé Zida et 6 autres membres de la famille ont été rattrapés dans brousse avant d’être égorgés », se souviennent de jeunes qui ont fui le village. De nombreux autochtones Godié ont été livrés et exterminés dans des campements. Il s’agit de Tiégbèkro, Davidkro, Bientôtkro, Djah-kouakoukro, Bouaffokro, Diabykro, L’eau Verséekro…où ils ont été enterrés dans des charniers.
ÉTATS DES LIEUX
PERSONNES TUÉES

66

MAISONS DÉTRUITES

215

PUITS DÉTRUITS

06

POMPES HYDRAULIQUES DÉTRUITES

02

ÉCOLES DÉTRUITES

01

MARCHES DÉTRUITS

01

1-GAZO LODE PIERRE

2-ABONDO BEGRO BRUNO

3-BEDI BEUGRE DENIS

4-BEUGRE GNENEGBE

5-OKOUI DAGO CESAR

6-ZABI ARSENE

7-LODE BROH MARC

8-KOFFI BEUGRE NESTOR

9-GNAKOULI BOLET PIERRE

10-BOLET OKOUTE ANGE

11-BAHI DIGBEU JOHN

12-MME BAHI DGBEU

13-GUEUBEU LOKA ISAAC

14-GUEUBEU GNAHORE LOTH

15-DAGO DALLY PIERRE

16-DALLY YABLA

17-AKRE KOUKOUGNON

18-KOUKOUGNON AKRE

19-BOSSE DAGO MATHIEU

20-BOSSE AMIEKO LEONARD

21-BOSSE RENE CYLAIRE

22-BOSSE STEVE

23-DADA AIME CESAIRE

24-DADA GUEKOU SAMUEL

25-LEBE KPATA CHRISTOPHE

26-LEBE DAPLEU BLAISE

27-LEBE GNAPI FREDERIC

28-GNAHOUA BAHI

29-GNAHOUA ZADI

30-HORY GNAHOUA FIDELE

31-DAGO GNAHOUA GERMAIN

32-DAGO AWATO ADOLPHE

33-GNAKOUE TETY ROLAND

34-HORI DADA JEAN-PAUL

35-MME BEDI BEUGRE CHRISTINE

36-OKROU GBADOU ELI

37-BROH DAGO

38-GBLEY GRAH PATRICE

39-OKOU ZABI JUSTIN (CHEF)

40-BEUGRE ZADI

41-GNALI GNAPI CLAUDE

42-TETY GRAH JEAN-JACQUES

43-DADA TRANSE

44-DAGO ZABI EMILE

45-NAHOUNOU CYRILLE

46-NAHOUNOU FREDERIC

47-GOUBO SAMUEL

48-DAGO BEUGRE

49-ABOUSSOU DAGO

50-ABOUSSOU DAZIE

51-DAZIE GNAKOULY NOEL

52-GNAYOR TIEKPA MAKENZI

53-HORY NEKPEHONO

54-BAWA OKOU JULES

55-BEDI OKOUI CHARLES

56-ZIA LODET FELIX

57-KOFFI GNAGBO JEAN-PAUL

58-KOFFI DAPPA GASTON

60-DAGO JEAN-JECQUES

61-N’DRI KRAGBE

62-BAHI LEBE

63-DAPPA KPATA THIERRY

64-SEPI MONI OLIVIER

65-DAGO DAGON

66-KPATA BEUGRE JOSEPH

TRIKPOKO


ÉTAT DES LIEUX

PERSONNES TUÉES

03

MAISONS DÉTRUITES

37

PUITS DÉTRUITS

02

ÉCOLES DÉTRUITES

00

POMPES HYDRAULIQUES DÉTRUITES

00

MARCHES DÉTRUITS

00

1-NABOUHO BEUGRE

2-ODIBO GODE

3-DOUZOUA MADOU GABRIEL

GNEGROUBOUE

 

ÉTAT DES LIEUX

PERSONNES TUÉES

14

MAISONS DÉTRUITES

18

PUITS DÉTRUITS

00

POMPES HYDRAULIQUES DÉTRUITES

00

ÉCOLES DÉTRUITES

00

MARCHES DÉTRUITS

00

DISPENSAIRES DÉTRUITS

00

1-DAMA GNAPI JULES

2-AKPETOU DOPLI CLAUDE

3- GNAWA DALI

4-SAZORO GNAWA GRAH

5- GNAWA LADJI

6-DAGO PACOME

7- DOUKONOU SAZORO

8- DOUKONOU GNAPI

9-DAGO BEUGRE ALPHONSE

10-DAGO KEKEU LEGRE

11-DAGO KEKRE DOSSORO

12- TAPE ZELI PIERRE

13-TEMIAKO GNAWA DEGUI

14-KOUBEU STEPHANE

GOBROKO

ÉTAT DES LIEUX

PERSONNES TUÉES

08

MAISONS DÉTRUITES

50

PUITS DÉTRUITS

00

POMPES HYDRAULIQUES DÉTRUITES

00

ÉCOLES DÉTRUITES

00

MARCHES DÉTRUITS

00

DISPENSAIRES DÉTRUITS

00

1-BEUGRE ATTA CESAR

2-DOUDOU BELO YACINTHE

3-ZIE GNASSE

4-BEUGRE AKETE

5-DEDJI BALLO

6-DIGBEU KOUHEU JACQUES

7-ZIE DOUDOU MATHIAS

8-AWALO KOUKO

9-RABET DENIS

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RECAPITULATIF DES DEGATS COMMIS LORS DES MASSACRES DU 05 AU 10 MAI 2011 DANS LA SOUS-PREFECTURE DE SAGO DANS LE DEPARTEMENT DE SASSANDRA

VILLAGES

MORTS

MAISONS

PUITS

POMPES

ECOLES

MARCHES

DISPENSAIRES

ABEDEM

63

65

07

02

00

01

00

GODJIBOUE

66

215

06

02

01

01

00

TRIKPOKO

03

37

02

00

00

00

00

GNEGROUBOUE

14

04

00

00

00

00

00

GOBROKO

08

50

00

00

00

00

00

TOTAL

154

371

15

04

01

02

00

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