Le régime ivoirien réprime violemment une manifestation des proches de prisonniers politiques.

Posted on décembre 16, 2013

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Les manifestants de ce jour à Abidjan

Le régime Ouattara a réprimé dans le sang ce jour à Abidjan, une manifestation pacifique organisée par les familles des prisonniers politiques. Les manifestants parmi lesquels l’on retrouvait plusieurs femmes et enfants ont tout d’abord été violemment dispersés au gaz lacrymogène, avant que la milice armée au service d’Alassane Dramane Ouattara ne décide d’enlever quelques meneurs de la manifestation. C’est ainsi que Mme Chiawa Aimée secrétaire générale du mouvement  COFED ( Collectif des Femmes des détenus de la crise post-électorale) une organisation qui regroupe les femmes et parents de prisonniers politiques, après avoir été enlevée et sauvagement bastonnée par l’armée pro-Ouattara a été retrouvée dans un piteux état, abandonnée au bord d’une rue d’Abidjan. M. Firmin Mahan du collectif Indignés de Côte d’Ivoire a quant à lui été porté à la préfecture de police d’Abidjan après avoir lui aussi été molesté par les miliciens au service d’Alassane Dramane Ouattara.

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Rappelons que près de 1000 ivoiriens (civils et militaires) sont détenus depuis près de trois ans dans les goulags d’Alassane Dramane Ouattara. Pour la plupart, ils n’ont jamais subi de procès, et parfois les parents des prisonniers ne savent même pas dans quelle prison leurs proches sont détenus. Lorsqu’ils réussissent à identifier le lieu de détention de leurs proches, c’est pour s’entendre dire qu’ils n’ont pas le droit  de  leur rendre visite, encore moins de les aider. Les prisonniers ainsi abandonnés à eux mêmes, tombent malades ou meurent faute de soins , comme ce fut le cas le 10 novembre dernier de PEKOULAT LUCIEN JOEL.

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Le prisonnier politique Pekoulat Lucien Joel Avant et après sa mort

C’est afin d’être finalement fixés sur le sort de leurs parents et proches que des dizaines d’ivoiriens se sont réunis ce jour à Abidjan. La réponse du régime dictatorial de Ouattara a été claire et nette. La dictature ivoirienne n’admet pas de contestation, et toute contestation même pacifique et impliquant des  femmes et des enfants sera réprimée dans le sang.

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